fracture du col du fémur

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La fracture du col du fémur est une pathologie fréquente qui touche le plus souvent les patients ostéoporotiques.

Il existe une classification prenant en compte le déplacement de la fracture. Cette classification de Garden permet d’estimer la survenue d’une ostéonécrose secondaire de la tête fémorale et la stabilité de la fracture. Selon ce stade radiologique, le chirurgien décidera s’il doit conserver la tête fémorale ou la remplacer par une prothèse de hanche.

La prothèse de hanche peut permettre un retour au fauteuil dès le lendemain de l’intervention. Ce délai très court permet de limiter les complications dites de décubitus propres aux personnes âgées souvent fragiles.

La fracture du col du fémur est une conséquence d’une altération de l’état général du patient. La fracture du col du fémur accélère le syndrome de glissement pouvant aller au décès du patient. Le rôle du chirurgien est de remettre sur pied le plus rapidement possible le patient afin qu’il maintienne un état général satisfaisant.
Lors de l’hospitalisation et après, une prise en charge médicalisée permettra de rechercher diverses causes pouvant être à l’origine d’une chute.

fracture du col du fémur

QUESTIONS/REPONSES

 

  • Est-ce que l’intervention est risquée ?

    Du fait de l’état général parfois précaire du patient, les risques de complications sont importants.
    Mais ces risques doivent être pris rapidement plutôt que de voir le patient se détériorer et ne plus pouvoir réaliser quelque chirurgie que ce soit.

  • Est-ce qu’une fracture de col de fémur peut se consolider seule ?

    Il est illusoire d’espérer une consolidation osseuse d’une fracture du col du fémur hormis le stade I et II de la classification de Garden. L’option chirurgicale est alors conservative pour préserver l’articulation originelle.
    Elle limite le caractère invasif d’une chirurgie prothétique.

  • Quelle complication peut survenir après une chirurgie de fracture du col ?

    Comme dans toutes chirurgies, il existe des complications liées à l’intervention : la désunion de cicatrice, infections du site opératoire, l’hématome.
    Certaines complications sont liées à l’anesthésie, d’autre ont liée à la prothèse, avec la survenue de luxation des implants ou l’absence de fixation de ceux-ci pouvant nécessiter une reprise chirurgicale.

    Par la suite, une sensation d’inégalité de longueurs des membres inférieurs peut entraîner une gêne, qu’il faudra analyser pour la traiter.
    Enfin, malgré des suites simples et une bonne évolution de la chirurgie initiale, les implants prothétiques s’usent au cours du temps. Ils peuvent également s’infecter secondairement suite à une infection à distance ayant disséminé un germe dans la circulation sanguine.

  • Combien de temps dure l’hospitalisation ?

    La durée d’hospitalisation dépend de l’état général du patient, de l’intervention ainsi que des suites immédiates. Elle peut varier de un jour à cinq jours voire plus si nécessaire.
    La reprise de l’appui est décidée par le chirurgie, selon la qualité osseuse et la tenue du matériel.
    Si l’état général est plus fragile, une maison de convalescence peut-être organisée afin d’aider au mieux le patient en postopératoire. Des aides au domicile peuvent être mises en place grâce au dispositif PRADO (Kinésithérapie, infirmières à domicile…).

  • Y a-t-il un suivi particulier des fractures du col du fémur ?

    La fracture du col ostéosynthésées peut évoluer vers une nécrose secondaire, qui nécessite un suivi radiologique.
    Pour les fractures du col traitées par prothèse, un contrôle radiologique est nécessaire lors de la première année puis tous les deux ou cinq ans afin d’éliminer le déplacement des implants ou leur usure.

  • Y a-t-il une rééducation spécifique à réaliser ?

    La rééducation après une fracture du col a comme principal objectif : la reprise de l’autonomie à la marche.
    La chute et la fracture sont la conséquence d’une perte d’autonomie et d’une grabatisation. La rééducation aura comme objectif de redonner de la stabilité en position debout, afin d’éviter une nouvelle chute.
    Dans le même temps, le kinésithérapeute aidera le patient à reprendre confiance en son équilibre pour éviter l’appréhension à la marche et le syndrome post-chute assez fréquent chez la personne âgée.